L’autre côté des addictions
La semaine dernière, j’ai ressenti du bonheur par osmose grâce à Pax et sa nouvelle amie Lana, le chiot de notre voisin. Chaque jour, ils se retrouvent pour une séance de jeu dans le jardin, et les regarder s’amuser est devenu mon activité préférée.
Je crois que je suis accro à prendre des photos et des vidéos de leurs jeux. J’ai du mal à me retenir de remplir la mémoire de mon téléphone et de mon appareil photo jusqu’à la limite. Regarder deux chiots jouer est aussi un excellent antidote aux actualités de 2020 !
Changeons de sujet, parlons moins du COVID-19
Pour être franc, je suis fatigué des nouvelles sur le COVID-19 ou le coronavirus. Il est difficile de ne pas se laisser aspirer par ce trou noir de négativité, mais rester concentré sur le travail, l’apprentissage, l’activité physique et Pax semble faire l’affaire la plupart du temps.
En plus d’être accro à prendre des photos de chiots, apprendre est ma deuxième addiction. J’adore me perdre en écoutant des podcasts et des livres audio de personnes inspirantes. Ils me rechargent et me donnent de l’espoir, ce qui laisse peu de place à la déprime face aux événements de 2020.
En principe, je ne suis pas d’accord avec la définition majoritairement négative du mot ADDICTION que j’ai trouvée dans le dictionnaire :
La raison pour laquelle les addictions ont une si mauvaise réputation, c’est que nous les associons aux drogues, au jeu ou à l’alcool.
J’avais l’habitude de percevoir le mot addiction comme négatif. J’ai vu combien il était difficile pour ma mère d’arrêter de fumer, et quand elle y est enfin parvenue, ce fut un grand soulagement. Elle a maintenant 85 ans, et je doute qu’elle serait encore en vie aujourd’hui si elle ne s’était pas arrêtée à ce moment-là.
Je viens aussi d’un pays où la consommation de bière par habitant est la plus élevée, et j’ai vu beaucoup d’hommes arborer leur bedaine de bière, comme s’ils étaient au dernier trimestre de grossesse.
Mais voir le côté négatif des addictions m’a aussi fait me demander pourquoi l’évolution n’a pas éliminé les addictions du patrimoine génétique humain. Elles doivent bien servir à quelque chose !? 🤔
La nature ne se trompe jamais, et il semble qu’elle ne se soit pas trompée en donnant le feu vert aux gènes « addictifs » au cours de l’évolution. En fait, le succès de notre espèce a été grandement influencé par ce que j’appelle « les bonnes addictions ».
Je ne doute pas que Léonard de Vinci était accro à la création artistique et à ses inventions de science-fiction de la Renaissance, comme les machines volantes. Je parie qu’Einstein était tout aussi accro à réfléchir et à méditer sur sa théorie de la relativité. L’ère moderne nous a donné Steve Jobs et Elon Musk, qui ont été accros à changer le monde des ordinateurs, téléphones, fusées et voitures électriques.
En d’autres termes, les bonnes addictions sont essentielles au progrès malgré leur dualité évidente. En fait, la plupart des aspects de la vie peuvent être à la fois bons et mauvais.
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Les atomes peuvent être exploités pour produire de l’électricité, ou pour fabriquer une bombe.
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L’eau est essentielle à la vie, mais elle peut aussi être la force la plus destructrice de la nature.
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Une voiture de sport peut être très amusante, mais elle peut devenir une machine mortelle si elle est mal utilisée.
- Internet, les ordinateurs et les smartphones peuvent être des outils incroyables, mais aussi des armes dangereuses et destructrices de désinformation. De plus, passer trop de temps sur nos téléphones et ordinateurs réduit la fréquence et la durée des promenades avec le chien, et diminue la connexion avec les autres dans le monde réel.
Exploiter la puissance de nos gènes addictifs
Peut-être que le secret pour créer une vie heureuse, pleine de sens et sans dépression, est de se concentrer sur la formation de « bonnes addictions » et d’apprendre à les activer et les désactiver pour ne pas s’y perdre complètement.
Nos gènes addictifs peuvent être exploités de la même manière que nous exploitons les forces potentiellement destructrices du vent, de l’eau et des atomes pour produire de l’énergie.
Détox des mauvaises addictions
Les bonnes addictions nous aident aussi à éliminer les mauvaises, de la même façon que les minéraux sains dans GreenMin et les vitamines naturelles dans SoulFood expulsent les toxines du corps de notre chien pendant le processus de détox. Vous avez envie de biscuits dans votre placard ? Prévoyez à l’avance de prendre une pomme quand l’envie se fera sentir ! 🎉🍏
Vous attrapez la télécommande pour tuer le temps devant la télé ? Trouvez plutôt un livre audio utile sur un sujet qui pourrait résoudre un problème que vous rencontrez !
Remplacer les « mauvaises addictions » aux drogues, au jeu, au sucre ou à l’alcool par des « bonnes addictions » à une alimentation saine, au sport, au yoga et à l’apprentissage de nouvelles choses est en réalité plus facile qu’il n’y paraît. L’erreur que font souvent les gens est d’essayer d’arrêter de manger un biscuit sans avoir de plan pour ce qu’ils vont manger à la place.
La dernière remarque que je veux faire est la suivante : même les bonnes addictions peuvent être nuisibles. La même eau qui donne la vie peut provoquer une inondation, alors assurez-vous que vos bonnes addictions disposent d’un bouton marche/arrêt.
Je suppose qu’il est temps pour moi d’arrêter d’écrire et d’emmener Pax en promenade ! 😉